14 Nov

Ma malle à trésor

Pour ce premier tutoriel je vais partager avec vous quelques conseils concernant le matériel. Pour mes dessins dessins, j’ai une malle…… à trésor !

 

Tout se trouve dans ma mallette, bric à brac étonnant où se trouvent mêlés tous les outils et crayons que j’utilise. Avant et pendant chaque dessin je pioche au fur et à mesure les outils qu’il me faut et je les dispose ensuite autour de moi. Un petit point au cœur de ma mallette.

 

Pour le dessin au crayon gris, je me sers de plusieurs crayons :

  • Crayons staedler 2H, 2B
  • Crayon conté 2B, 4B

Je ne jette surtout pas mes bouts de crayons, pour les détails, ils sont imparables !

 

Pour les dessins à l’encre je me sers de la plume à dessiner, mais le soir, je pars au plus pratique , alors j’utilise les pigments liner de Staedler , de la pointe 0,5mm à la pointe 0,8mm. Ils me permettent de changer facilement le tracé du très fin au moyennement fin. Pour les gros traits ou pleins, je me sers de feutres et parfois de marqueurs , mais cela reste relativement rare.

Pour la couleur, j’utilise des crayons de couleurs classiques et aquarellables :

  • J’aime beaucoup la marque Mondeluz, les crayons sont très tendres et veloutés, ils marquent bien les rehauts et s’appliquent même sur les crayons de couleurs classiques.
  • Pour les autres crayons de couleurs, je mélange, j’en ai beaucoup, dès que je vois une jolie boite, j’ai tendance à craquer ! Je citerai les crayons staedler et papermate. Je varie avec des achats de boite de 12 et parfois de 36 pour les nuances plus fines.
  • Pour les feutres, j’ai investi dans les feutres fibralo, ils sont de très bonnes qualités, et qui plus est aquarellables. Je me sers pour les diluer de pinceaux ou du pinceau aquabrush qui a une capacité de réservoir d’eau. Utile en cas de déplacement et très pratique.
  • Pour les fonds colorés je me sers parfois des pastels secs Campus de la marque Raphael, douceur et qualité sont au rendez-vous.

 

Pour les papiers supports, j’utilise des blocs, plusieurs, comme cela je ne me sens pas limité par le choix, ni le nombre, ni les erreurs si certains dessins ne me plaisent pas.Actuellement je me sers :

  • Du bloc Multitechnique Hahnemule /moulin du Coq 185grs / A4 grain fin, pour mes dessins que je nomme « dessins inspirés », des dessins à l’encre, crayons et rehauts de couleurs
  • Du bloc Le dessin, même marque pour crayons/Pastels en 150grs A/4 , pour les dessin avec plus de couleurs, pastels. Le papier est plus velouté, et apporte une adhérence différente.

 

 

Le plus ! Je ne me sépare pas de ma lampe frontale Tikkina, idéale pour travailler et dessiner le soir dans déranger personne.

A bientôt,

Urielle.

07 Oct

« Là où il est question de temps »

 Voici un tableau que je viens de terminer. Le thème est lié au temps. Je me suis servie pour cela de deux supports.

Le premier est un support papier, que j’ai délavé au brou de noix afin de lui donner une teinte  » ancienne ».

 J’ai écrit à la plume, ce qui me venait, comme une poésie intuitive, sans me poser de question.

Ensuite je me suis servie d’un morceau de papier de  soie que j’ai encollé par dessus, afin d’y »flouter » la lecture, de donner un sentiment  de trouble, d’usure, que j’ai renforcé en déchirant le papier à certains endroits.

 J’ai ensuite posé au pinceau d’autres traces et traits au brou de noix et j’ai passé au pinceau brosse plat de la colle blanche sur toute la feuille pour lui donner un aspect vernis.

J’ai laissé sécher à l’air libre deux jours. Ensuite, sur une toile j’ai peint toute la surface à la peinture acrylique blanche sur laquelle j’ai rajouté au moment de poser le pinceau, du brou  de noix. L’effet me donne l’impression d’un glacis. J’encolle par dessus le premier support papier au centre pour faire ressortir cette idée d’écriture et

de passage. passage du temps, du pinceau, de l’histoire…

18 Sep

La calligraphie, l’art et le plaisir de danser avec le pinceau

 Je vous parlerais aujourd’hui de la joie de dessiner et peindre  avec l’encre de chine, une forme de calligraphie.Je n’ai pas pas d’études de calligraphe, mais j’ai toujours aimé danser avec mon pinceau et saisir  la magie de l’instant.

Fugace, insaisissable, la rapidité du geste, la pensée, permettent de rentrer dans cet espace de l’instant.

Pour cela, il est important de se poser dans un endroit calme, ou l’esprit peut s’ouvrir et accueillir ce qui va être là, se présenter à soi.  

J’utilise plusieurs pinceaux, un pinceau de calligraphie ( vous trouverez cela dans tous les magasins d’art) , un Léonard n°10 et un pinceau lavis, un Raphaël n°3. Je prends toutes sortes de papiers, lisses, glacés, rugueux, mais grands. Pour l’encre, l’encre de chine Pébéo est très bien.

Il faut être à l’aise quand on s’exprime!

Je n’ai pas utilisé les encres en bâtons pour ces dessins, ni d’encrier, j’y reviendrais dans un autre tutoriel.

Pour commencer je prends surtout la liberté de jouer avec le pinceau, pleins, déliés, noirs et dilutions d’encres. Je n’ai pas de crainte de me tromper, il n’y a pas à avoir de crainte. Si cela ne me convient pas, je recommence ailleurs sur la feuille. 

Danser entre le vide et le  plein, respiration, souffle, tout l’intention des gestes se racontent dans les lignes, les taches, le jeu des valeurs.

 « Une masse devient trace,

Appel au resserrement,

Le vivant encore bruissant,

né à l’instant l’instant d’après,

seulement présumé »

Henri Michaux à propos des calligarphies de Xao Wu Ki

Sur toute une page de dessin, parfois, un seul me plaira, un seul me suffira aussi pour que je me dise, « Voilà, là, c’est juste, tout y est… »

Lorsque l’on parle de la  calligraphie, il est dit:

« La peinture chinoise préfère cultiver l’esprit aux dépens de la forme, l’image représentée ne doit pas résulter d’un dessin mécanique, mais d’une spiritualisation de l’objet »

29 Nov

Fluidité de l’aquarelle

 Je reviens en ce moment au plaisir de peindre à l’aquarelle. J’aime particulièrement travailler avec cette technique qui mélange eau et pigments colorés.

L’eau a quelque chose de thérapeutique. J’ai le sentiment qu’au fur et à mesure que je peins, ce qui se voit sur la feuille rejoint ce qui se passe à l’intérieur de moi.  il y a un effet miroir subtil et profond.

Cette reliance, Jeanne Carbonetti auteure du livre « Le tao de l’aquarelle » en parle avec beaucoup de justesse.

Vous y trouverez  pour ceux qu’un autre approche purement technique intéresse, une philosophie, à travers de très beaux exemples et des explications simples.

De quoi vous lancer aussi!

 

Cette semaine vous trouverez également dans mon deuxième tutoriel des explications avec des cartes /aquarelles que je crée actuellement. 

Je vous y montrerais des  étapes dans la réalisation et des outils techniques sur les outils utilisés.

06 Nov

Derrière la feuille

Ce mois-ci je vais vous présenter de nouveaux dessins/mots.

 

Pour ces dessins, j’utilise du papier Moulin du coq/ multi-techniques avec un grammage de 185g/m2. Le format est du A4 ( 21×29,7 cm). J’utilise beaucoup de papiers différents, ils conduisent aussi en quelque sorte les formes et les couleurs qui vont s’y poser. En fait tout est une histoire de complémentarité !

C’est la ligne qui commence, puis les mots viennent s’inscrire. Ensuite, les éléments, couleurs, courbes, trouvent chacun leurs places au fur et à mesure. Combien de temps me demanderez-vous pour l’élaboration de ce dessin, « L’étendue » par exemple ? Entre trois et cinq heures.

                                                                             

Je suis en train de poursuivre mes dessins pour mon prochain jeu de cartes. En parallèle, je continue plusieurs peintures que je vous montrerais prochainement et des études au crayon et encre sépia.

 

A bientôt,

 

Urielle.