La calligraphie, l’art et le plaisir de danser avec le pinceau

 Je vous parlerais aujourd’hui de la joie de dessiner et peindre  avec l’encre de chine, une forme de calligraphie.Je n’ai pas pas d’études de calligraphe, mais j’ai toujours aimé danser avec mon pinceau et saisir  la magie de l’instant.

Fugace, insaisissable, la rapidité du geste, la pensée, permettent de rentrer dans cet espace de l’instant.

Pour cela, il est important de se poser dans un endroit calme, ou l’esprit peut s’ouvrir et accueillir ce qui va être là, se présenter à soi.  

J’utilise plusieurs pinceaux, un pinceau de calligraphie ( vous trouverez cela dans tous les magasins d’art) , un Léonard n°10 et un pinceau lavis, un Raphaël n°3. Je prends toutes sortes de papiers, lisses, glacés, rugueux, mais grands. Pour l’encre, l’encre de chine Pébéo est très bien.

Il faut être à l’aise quand on s’exprime!

Je n’ai pas utilisé les encres en bâtons pour ces dessins, ni d’encrier, j’y reviendrais dans un autre tutoriel.

Pour commencer je prends surtout la liberté de jouer avec le pinceau, pleins, déliés, noirs et dilutions d’encres. Je n’ai pas de crainte de me tromper, il n’y a pas à avoir de crainte. Si cela ne me convient pas, je recommence ailleurs sur la feuille. 

Danser entre le vide et le  plein, respiration, souffle, tout l’intention des gestes se racontent dans les lignes, les taches, le jeu des valeurs.

 « Une masse devient trace,

Appel au resserrement,

Le vivant encore bruissant,

né à l’instant l’instant d’après,

seulement présumé »

Henri Michaux à propos des calligarphies de Xao Wu Ki

Sur toute une page de dessin, parfois, un seul me plaira, un seul me suffira aussi pour que je me dise, « Voilà, là, c’est juste, tout y est… »

Lorsque l’on parle de la  calligraphie, il est dit:

« La peinture chinoise préfère cultiver l’esprit aux dépens de la forme, l’image représentée ne doit pas résulter d’un dessin mécanique, mais d’une spiritualisation de l’objet »